Le 25 décembre de d’année dernière, pendant que nous étions en train de fêter la Noël, de partager nos vœux à nos amis, nos familles…etc, le monde scientifique avait les yeux rivés à Kourou, en Guyane française, à 7h 20(heure haïtienne) pour le lancement du télescope spatial James Webb à bord de la fusée Ariane 5.
C’est l’instrument d’observation le plus sophistiqué à être envoyé dans l’espace. Successeur du légendaire télescope Hubble, sa conception est le fruit d’une collaboration des agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA) et canadienne pour un coût qui s’élève à 9,7 milliards de dollars. La tâche n’a pas été aussi facile, de nombreux défis techniques extraordinaires furent relevés dans sa construction, ce qui a donné des années de retard (environ 10 ans), pour une trentaine d’années d’attente depuis la naissance du projet.
Ce joyau de technicité devra se déployer progressivement pour atteindre la taille d’un court de tennis au cours des treize prochains jours. Il sera placé dans quelques jours à environ 1.5 million de km de la terre, au point de Lagrange L2 dans l’ombre de la terre, soit environ quatre fois la distance Terre-Lune. Là encore, l’engin devra connaître un moment crucial à savoir le déploiement des panneaux solaires, des contrôles, des vérifications, des corrections de trajectoire qui doivent se faire afin d’assurer son bon fonctionnement. Il est à noter que le James Webb Space Telescope, une fois dans l’espace ne pourra être plus réparé contrairement à son prédécesseur Hubble. Ce qui veut dire les prochaines étapes seront assez délicates. C’est une raison qui explique sont coût et des années de conception et de retard. On a pas droit à l’erreur.
Le JWST aura des missions assez complexes. On pourrait dire une machine à remonter le temps. Il aura pour but de fournir des informations sur la formation de notre Univers. Doté d’outils perfectionnés, pouvant observer dans l’infrarouge, il devrait permettre d’apercevoir les lueurs de « l’aube cosmique » quand les premières galaxies ont commencé à éclairer l’Univers depuis le Big Bang, il y a 13,8 milliards d’années. Il permettra aussi aux scientifiques de mieux comprendre la formation des étoiles, des galaxies et aussi d’observer les exoplanètes. Il doit aussi permettre d’observer de plus près la planète Mars et Titan, une des lunes de saturne.
Il faudra encore patienter jusqu’en juin 2022, soit 6 mois après le décollage, pour que le télescope spatial James Webb, commence cette grande aventure.
Go Webb!Go!